Sûreté du Québec (29)

Filature, autoroutes et silence : le récit troublant d’un homme qui se dit surveillé par la Sûreté du Québec


Depuis des années,

il vit avec une certitude qui ne l’a jamais quitté : quelqu’un le surveille. Pas un voisin curieux, pas un simple hasard. Selon lui, il s’agirait de la Sûreté du Québec. Une conviction forgée à partir d’une accumulation d’observations, de coïncidences répétées et de comportements qu’il juge impossibles à ignorer.

Tout aurait commencé après une série de vols commis sur différents chantiers de démolition, dont un site opéré par AIM Delsan. À l’époque, l’homme affirme ne pas savoir que des crimes commis dans plusieurs villes peuvent être pris en charge par une escouade régionale mixte. Mais très vite, dit-il, certains détails ont attiré son attention.


Un premier signal dans la nuit

Un soir, après un vol, il sort fumer une cigarette. Il est nerveux, convaincu d’être suivi. Arrivé au coin de la rue, il aperçoit un camion de la Sûreté du Québec circuler derrière son domicile, phares éteints. Pour lui, ce moment marque un point de non-retour.

« C’est là que j’ai compris que quelque chose avait commencé. »


Des ponts sous surveillance

Par la suite, un scénario revient sans cesse. Chaque déplacement entre Montréal et la Rive-Sud semble accompagné de la même mise en scène : un véhicule de la SQ repéré sur ou près du pont, puis une voiture de police municipale à l’entrée ou à la sortie du territoire.

Selon lui, la répétition est trop parfaite pour être fortuite. Ville après ville, pont après pont, la présence policière serait constante, méthodique.


Le “décor” et les enquêteurs

Avec le temps, il dit avoir appris à distinguer les figurants des acteurs principaux. D’un côté, les véhicules ordinaires : camions commerciaux, taxis, conducteurs âgés. De l’autre, ceux qu’il associe aux enquêteurs. Certains modèles reviennent souvent — Tesla, Subaru — avec, selon lui, les mêmes plaques et les mêmes visages.

Il raconte avoir parfois suivi ces voitures. Presque systématiquement, dit-il, le conducteur change de comportement, accélère brusquement et se dirige vers l’autoroute.

Pourquoi l’autoroute?

Parce que, selon lui, c’est là que tout devient possible.


Des courses à haute vitesse, sans conséquences

Il décrit des accélérations dépassant les 200 km/h, de véritables courses sur le réseau autoroutier. Aucun gyrophares. Aucune interception. Aucun rapport.

Une question demeure : comment expliquer de telles vitesses répétées sur un réseau saturé de caméras de surveillance, sans qu’aucune intervention ne soit jamais documentée?

« Des poursuites comme ça, il y en a eu des dizaines. Et personne ne pose de questions. »


Documenter pour résister

L’homme affirme utiliser publiquement le nom d’une chaîne médiatique (SQTV) sans provoquer de réaction. Ni mise en demeure, ni démenti. Ce silence l’intrigue autant qu’il le conforte.

Sa réponse, dit-il, est simple : continuer d’écrire. Continuer de documenter. Continuer de rendre public ce qu’il affirme vivre.

« Ça me fait du bien. Et eux, ça les rend fous. »


Un impact qu’il juge irréversible

Aujourd’hui, il estime que les autorités auraient dû intervenir plus tôt. Selon lui, ses écrits ont désormais plus de portée que n’importe quelle photo ou opération discrète.

« Ce que j’écris a plus d’impact que leurs visages affichés sur mon site. »


Aucune confirmation officielle

La Sûreté du Québec n’a offert aucun commentaire concernant ces allégations. Comme c’est souvent le cas, les autorités policières invoquent le caractère confidentiel des enquêtes ou refusent de commenter des témoignages non corroborés.

Reste un récit dérangeant, brut, et une question sans réponse : s’agit-il d’une filature réelle, ou de la perception d’un homme convaincu d’être observé?

Dans les deux cas, le malaise persiste.

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