3 Avril 2026
Hier, votre chef adoré a tiré sa révérence, comme chef de la CAQ. Un véritable spectacle : gorges serrées, trémolos soigneusement calibrés, et une humilité de façade jouée par quelqu’un qui n’a jamais vraiment maîtrisé l’art de la sincérité. Et vous, en arrière‑plan, les yeux brillants comme si on venait d’annuler votre série préférée, vantant les mérites d’un homme dont le bilan, disons-le avec délicatesse, ne fera pas exactement la fierté des livres d’histoire.
Sous votre gouverne, le Québec a récolté une décote, une dette alourdie et des investissements douteux qui se sont écrasés en beauté. Quant au fameux troisième lien, votre promesse-phare répétée comme un mantra électoral… il s’est volatilisé plus vite qu’un engagement budgétaire.
Vous vous êtes même congratulés d’avoir été réélus en 2022, comme si les confinements, la distanciation et l’étiquetage automatique de toute dissidence comme ‘’ complotiste ‘’ n’avaient laissé aucune cicatrice. Une performance politique qui restera effectivement dans les annales, mais pas pour les raisons que vous espérez.
Et hier, vous étiez là, reniflant comme des enfants privés de dessert, parce que François Premier, votre capitaine autoproclamé, quitte le navire. Permettez-moi de vous dire ceci : vous avez été, et demeurez, l’un des pires gouvernements que le Québec ait connus. Je ne verserai aucune larme, lorsque votre parti ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans l’histoire du Québec.
Vous avez laissé 6 700 aînés mourir dans des conditions inhumaines et indignes. Vous avez tenu des propos méprisants envers des travailleurs essentiels. Vous avez divisé, menacé, infantilisé. Et maintenant, vous quittez le navire un par un, comme si vous saviez très bien ce qui vous attend en octobre prochain.
Christiane Fréchette, Bernard Drainville et les autres peuvent bien jouer leur numéro pour essayer de remplacer Legault pour le temps qu’il vous reste à gouverner, mais personne n’est dupe, sauf peut-être ceux qui avalent encore tout ce que leur servent les médias achetés par votre gouvernement. Votre disparition de la scène politique sera, pour beaucoup, un soulagement. Un velours, même.
Veuillez agréer, mesdames, messieurs de la CAQ, l’expression de mon mépris le plus profond.
