Transports en commun (37)


2026/01/11 at 1:04 am

45 Secondes, 4 Personnes 16 Nov. 2025 12h47

  • Honda Civic (gris) :12
  • Tracteur de déneigement :18
  • Subaru (noir/orange) :30
  • Piéton :42

La police dans les transports en commun : une présence invisible ?

Depuis un certain temps, je me pose une question simple : la police est-elle plus présente qu’on le croit dans les transports en commun ?
À force d’observer certains comportements répétitifs, j’ai développé l’impression que oui.

Chaque fois que je me rends dans un terminus — que ce soit à Longueuil, Panama ou Montmorency — j’ai souvent le sentiment de revoir les mêmes visages. Des personnes qui semblent déjà sur place, comme si elles attendaient quelqu’un… ou quelque chose.

Une organisation qui donne l’impression d’un dispositif

Selon ce que j’observe, la méthode serait toujours la même : des individus répartis à toutes les portes d’embarquement, jusqu’à ce que la personne ciblée monte dans un autobus. Pendant ce temps, le terminus se remplit par vagues. Des gens arrivent du métro ou de voitures, occupent l’espace, puis repartent, donnant l’impression d’un va-et-vient constant.

En restant sur place quelques minutes, on remarque que plusieurs personnes tournent en rond, sans destination claire. Ce manège finit par attirer l’attention.

Des déplacements synchronisés

Un autre élément m’a frappé : la forte utilisation de véhicules. En sortant du terminus, il suffit parfois d’observer le stationnement pour constater que beaucoup de ces personnes repartent en voiture. J’ai même remarqué que certains véhicules semblent être déplacés pour se repositionner sur un trajet précis.

À quelques reprises, je me suis volontairement placé dans une file pour un autobus que je n’avais pas l’intention de prendre. Résultat : la même vague de personnes montait à bord, comme si leur présence dépendait du mouvement d’un seul individu.

À bord de l’autobus

Une fois dans l’autobus, le scénario se répète. Certains descendent à différents arrêts où une voiture semble les attendre, pendant que d’autres montent et descendent sans jamais laisser le véhicule vide autour de moi.

En regardant par la fenêtre, on peut parfois remarquer deux ou trois voitures qui suivent l’autobus, s’alternant pour ne pas attirer l’attention. D’autres sont stationnées sur le côté de la rue, coffre ouvert, qui se referme au moment précis où l’autobus passe, avant que la voiture ne reparte.

Simple coïncidence ou stratégie discrète ?

Évidemment, il est impossible d’affirmer avec certitude ce que tout cela signifie. Il peut s’agir de simples coïncidences ou d’interprétations personnelles. Mais lorsque les mêmes schémas se répètent jour après jour, dans différents terminus et sur différents trajets, la question mérite d’être posée.

Les transports en commun sont des lieux publics, fréquentés par des milliers de personnes chaque jour. S’ils sont aussi des espaces de surveillance, celle-ci semble se faire de façon discrète, mobile et difficile à détecter.

Une chose est sûre : lorsqu’on prend le temps d’observer, on réalise que le terminus n’est peut-être pas qu’un simple lieu de passage.